Jean-Francois Floch nous dévoile les tendances du monde viticole

Jean-François Floch nous éclaire sur une étude récente, cette dernière a montré que la production viticole en 2017 était « historiquement faible » en France du fait de conditions climatiques extrêmes. Mais qu’est-ce que cela signifie pour les consommateurs, les vignerons et l’avenir de la viticulture française? Jean-François Floch analyse

Selon l’étude de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) basée à Paris, les volumes ont baissé de 19 pour cent (à 36,7 Mhl) par rapport aux niveaux de production de 2016.« A 37,6 millions d’hectolitres, la récolte 2017 devrait être inférieure de 17% à celle de 2016 et de 16% à la moyenne des cinq dernières années », indique Agreste, le bureau des statistiques du ministère de l’agriculture dans sa dernière parution reçue samedi. Cette récolte serait alors « historiquement basse et inférieure à celle de 1991, concernée elle aussi par un gel sévère »

Qu’en est il des autres années Jean-Francois Floch nous l’explique

Et en 2016, le volume était déjà à son plus bas niveau en 30 ans.

L’Italie, premier producteur mondial de vin, et l’Espagne, troisième en importance, ont connu des problèmes similaires avec des baisses de volume de 23 % et 15 % respectivement.

Et selon les experts de l’industrie, ce déclin est la conséquence directe de mauvaises récoltes dues à des conditions climatiques extrêmes observées dans les trois plus grands pays viticoles du monde.

Les bassins du sud-ouest, notamment le Bordelais, des Charentes, d’Alsace, et du Jura seraient les plus affectés. Des pertes liées à la grêle sont aussi à prévoir en Bourgogne-Beaujolais, Sud-ouest, Languedoc et Sud-est.
Les vignobles du pourtour méditerranéen sont, pour leur part, affectés par un autre phénomène, la coulure (chute des fleurs ou des jeunes baies), essentiellement sur les cépages Grenache.

Les vignobles ont été frappés sous tous les angles, les gelées printanières touchant plusieurs régions viticoles, notamment Bordeaux dans le Sud-Ouest et le Jura dans l’Est de la France à la grêle dans le Beaujolais, également à l’Est.

De plus, comme le constate Jean-François Floch la sécheresse sévère de la Vallée du Rhône Sud-est et l’absence de pluie dans les régions sud de la Provence et du Languedoc ont beaucoup fait souffrir les vignes.