Chirurgie du pied : quand faut-il opérer ?

Certaines anomalies physiques comme celles du pied sont très pénibles à vivre. Chez certains, l’aspect inesthétique et l’inconfort sont une gêne permanente qui engendre et nourrit une forme de complexe intérieure. Le médin à Dinan, Thomas Le Carrou, indique que les douleurs perturbent la marche quotidienne. De ce fait, bon nombre de personnes espèrent trouver un soulagement dans la chirurgie du pied. Cela dit, quand faut-il opérer ?

En cas de hallux valgus

L’hallux valgus est une pathologie du pied qui perturbe le quotidien des personnes qui en souffrent. Elle se reconnaît par l’aspect particulier qu’elle donne au pied, surtout à l’avant du membre. De manière générale, le gros orteil se rabat anormalement vers les autres orteils avec un débordement osseux sur la face intérieure du pied.

Thomas le Carrou explique qu’on parle de déformation articulaire métatarso-phalangienne. Chez certaines personnes, l’anomalie est plus ou moins assez prononcée causant une forte difficulté à se chausser. La propagation du mal atteint parfois les autres orteils. Elle se déroule en trois phases : phase précoce (symptomatique), intermédiaire ou modérée et celle avancée.

Thomas le Carrou parle de chirurgie

La nécessité d’une intervention chirurgicale du pied survient si le traitement médical n’a pas apporté d’amélioration ou que les douleurs sont invivables pour les patients. L’opération a souvent lieu au stade intermédiaire, car l’évolution s’effectue très rapidement jusqu’à l’aggravation. « Le patient ressentira des douleurs et éprouvera des difficultés à marcher ou même tenir debout » rappel Thomas Le Carrou.

En cas de pieds plats

Bon nombre de personnes ont les pieds plats ou semi-plats. Il est possible de reconnaître cette pathologie en observant les pieds nus ou les traces de pas dans le sable. On voit nettement que la plante des pieds est nettement plate ou légèrement surélevée. On parle d’affaissement du pied et cela perturbe la marche normale et les appuis. Les personnes souffrant de cette difformité sont toujours à la quête d’équilibre et optent souvent pour l’opération chirurgicale. Le passage au bloc survient lorsque les semelles plantaires et chaussures correctives ne soulagent pas et que les douleurs dorsales émergent. Tout dépend néanmoins de l’ampleur de la déstructuration.

En cas d’orteils en griffe

Ici, les autres orteils en dehors du gros sont recroquevillés définitivement. « Cette pathologie survient à cause de la rétraction des tendons du pied » explique le chirurgien orthopédisteThomas Le Carrou. Elle complique la marche et le port de chaussure en raison de l’intensité des douleurs dues aux frottements. La peau située sur les points d’articulation s’épaissit pour former au fil du temps une croûte. Suivant la progression des perturbations, les tendons se resserrent davantage, entraînant dès lors la levée de la base d’appui des orteils hors du sol. La répartition du poids corporel est ainsi brisée au niveau des pieds. Un déséquilibre plantaire naît et s’accentue progressivement. La chirurgie percutanée est donc pratiquée sur le malade pour détendre les tendons et retirer la peau endurcit. Dans des cas extrêmes, un redressement par introduction de pièces métalliques est nécessaire pour un retour à la normale.

La chirurgie du pied constitue le dernier rempart pour corriger les déstructurations du pied et soulager les patients. Ce n’est donc pas un moyen préventif. Ainsi, les motifs esthétiques ne sont souvent pas la raison première suscitant une telle intervention.