Les bonnes raisons de devenir élu du comité social et économique de son entreprise

Devenir élu du comité social et économique de son entreprise est une idée qui séduit bien des salariés. Et pour cause, les bonnes raisons ne manquent pas pour se présenter à l’élection.

La motivation sociale

L’une des premières raisons qui poussent un salarié à devenir membre du comité social et économique de sa société est la motivation sociale. Après tout, l’essence même de cette instance est d’améliorer la vie professionnelle des employés. Se montrer utile pour sa communauté offre tant de satisfaction personnelle. En tant que membre du CSE, l’élu a la main mise sur la défense et le bien-être des salariés. Il ne faut pas oublier que cette instance assure les rôles de ses prédécesseurs (le CE, les DP et le CHSCT) selon l’ordonnance Macron du 22 septembre 2017. De par ce fait, Le CSE est chargé de veiller à la sécurité du lieu de travail, la santé des collaborateurs, l’application du règlement au sein de l’entreprise et au recueil des réclamations des employés. En outre, ce comité choisit les activités culturelles et sociales des salariés ainsi que leurs bénéficiaires.

La sécurité de l’emploi

Mis à part la motivation sociale, la sécurité de l’emploi constitue l’une des raisons qui poussent les salariés à rejoindre le CSE. En effet, en tant que membre, l’on peut jouir d’un statut protecteur s’appliquant en cas de licenciement d’après les articles L2411-1 et L2411-2 du Code du travail. En outre, il est bon de noter qu’un membre de cette instance bénéficie d’une sécurité salariale plus importante durant son mandat comme prévu par la loi Rebsamen. Bien sûr, pour bénéficier de tels privilèges, il faut remplir un certain nombre de critères.

L’acquisition de nouvelles capacités

Devenir un membre du comité social et économique de son entreprise offre également la possibilité d’élargir son domaine de compétence, voire d’acquérir de nouvelles capacités. En effet, en tant qu’élu du CSE, il est primordial d’être polyvalent afin de mener à bien ses missions. Dans cette optique, les élus doivent suivre une formation. D’ailleurs, les nouveaux membres (élus pour la première fois) bénéficient d’un stage de formation économique d’après l’article L2315-63 du Code du travail. Mis à part cela, selon l’article L2315-18, « les membres de la délégation du personnel du comité social et économique, ou, le cas échéant, les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail bénéficient de la formation nécessaire à l’exercice de leurs missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail prévues au chapitre II du présent titre, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. » Ces formations sont dispensées par des organismes tels qu’Osez Vos Droits.

Une meilleure connaissance de la stratégie d’entreprise

Être élu au CSE implique une meilleure connaissance de sa société. En effet, en occupant ce poste, le salarié membre de cette instance aura accès à diverses informations sur le fonctionnement de son entreprise. Cela concerne, entre autres, les finances ou encore les décisions stratégiques de cette dernière. Cependant, il est essentiel que l’élu ne divulgue pas ces données, car, bien souvent, celles-ci sont classées confidentielles par l’employeur.