Comment prévenir le cyberharcèlement

L’Internet apporte une pléthore d’avantages aux personnes de tous horizons, mais il n’est pas sans danger. S’il permet de mieux connecter le monde et de démocratiser l’information, Internet permet également aux individus de se cacher derrière un masque d’anonymat.

Selon une étude du Pew Research Center, 95 % des adolescents sont connectés à l’internet, dont 85 % sont des utilisateurs de médias sociaux. Comme la majorité des adolescents ont accès à l’internet, ils sont de plus en plus exposés aux attaques en ligne telles que la cyberintimidation et le cyberharcèlement.

L’étude révèle que la majorité des incidents de cyberharcèlement ont lieu sur des plateformes de médias sociaux populaires comme Instagram, Facebook et Snapchat. À la suite de la cyberintimidation, les victimes ont développé une anxiété sociale, une dépression et se sont engagées dans l’automutilation.

Une journée de prévention au cyberharcèlement

Alors que plus de 45 % des enfants admettent avoir été victimes de harcèlement en ligne, seules 2 victimes sur 10 informent leurs parents ou leurs enseignants de ces attaques en ligne. Cela montre qu’il est de plus en plus nécessaire de sensibiliser les gens à cette menace et que les parents devraient éduquer leurs enfants sur ces dangers en ligne. Observez la journée « Stop Cyberbullying » ce 19 juin et faites passer le message à vos amis et à votre famille.

Le cyberharcèlement n’est pas vraiment une nouvelle tendance, mais elle s’est multipliée ces derniers temps en raison de l’augmentation de l’utilisation des médias sociaux. Malheureusement, on ne fait pas assez pour lutter contre ce phénomène, alors que les conséquences peuvent être lourdes pour les victimes de cyberharcèlement!

Alors que les gens vivent dans un monde où Internet fait partie intégrante de leur vie quotidienne, il est plus important que jamais de parler de le cyberharcèlement et des moyens de s’en prémunir via des outils tel que l’application Family Webcare, développée par l’agence iProtego.

La première étape consiste à sécuriser votre identité numérique.

Les répercussions négatives

Le cyberharcèlement est une forme virtuelle de harcèlement qui a des répercussions négatives dans la vie réelle.

Un cyberharceleur utilise généralement des smartphones, des ordinateurs personnels, des ordinateurs portables et des tablettes pour intimider une personne qu’il cible. Par essence, la cyberintimidation est une forme d’intimidation physique et a des effets physiques négatifs sur les victimes, comme une baisse de l’estime de soi, une augmentation de la dépression et un sentiment d’impuissance. L’intention première de la cyberintimidation est de blesser, de menacer, d’embarrasser, d’ennuyer, de faire chanter ou de cibler quelqu’un, généralement un mineur.

Qu’il s’agisse d’intimidation ou de cyberharcèlement, les deux ont une place inacceptable dans notre société. En tant qu’aînés, il est de notre devoir de veiller à ce que personne ne subisse cette menace.

Être victime d’intimidation sur Internet est une chose. Récemment, un garçon australien de 9 ans, Quaden Bayles, atteint d’achondroplasie, une forme de nanisme, a été victime d’intimidation dans son école. Sa mère a téléchargé la vidéo sur Internet pour sensibiliser le public au harcèlement et à ses effets néfastes sur la personne.

Pourquoi le cyberharcèlement a-t-elle pris de l’ampleur ?

Contrairement à l’intimidation traditionnelle, plusieurs facteurs ont conduit à une augmentation du cyberharcèlement:

  • Une large publicité – Comme le cyberharcèlement se déroule sur une plateforme publique, contrairement à l’intimidation traditionnelle, elle devient plus embarrassante pour la victime et donne plus de satisfaction à l’intimidateur.
  • Anonymat en ligne – Puisque l’intimidateur s’est masqué derrière un nom d’écran, un écran d’ordinateur ou un téléphone portable, cela l’incite à ne pas avoir peur puisqu’il est anonyme en ligne. D’un autre côté, du point de vue de la personne victime de cyberintimidation, le cyberharcèlement anonyme intensifie les sentiments d’isolement, de détresse et de tourment continu sur l’identité du malfaiteur.
  • Sentiment de trahison – Puisque les personnes n’ont aucun pouvoir sur les personnes qui publient leurs informations en ligne ou sur ce qui est dit à leur sujet, elles peuvent se sentir désespérées de voir ces informations retirées du Web. Et surtout, lorsqu’elles sont retirées, des dizaines de personnes les ont déjà vues.
  • Les badauds – La nature du cyberharcèlement est publique, car il y a beaucoup plus de spectateurs que dans le cas de l’intimidation traditionnelle. Cela augmente considérablement l’impact de l’intimidation et devient plus attrayant pour un cyberharceleur.

34% des élèves déclarent avoir été victimes

Tous ces facteurs maximisent le plan des malfaiteurs et sont les principales raisons pour lesquelles la prévention du cyberharcèlement doit être prise au sérieux. Après tout, 34 % des élèves ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation. Si ce n’est pas troublant et inquiétant, alors je ne sais pas ce que c’est.

Pour prévenir la cyberintimidation, il ne suffit pas de compatir avec la victime. Il faut sensibiliser et éduquer les adolescents aux effets négatifs de la cyberintimidation et encourager les victimes à s’exprimer. C’est plus facile à dire qu’à faire, car les adolescentes sont plus susceptibles d’avoir été victimes de cyberintimidation au cours de leur vie (40,6 % contre 28,2 %).

Le type de cyberintimidation tend à être différent selon les sexes ; les filles sont plus susceptibles de poster des commentaires méchants en ligne, tandis que les garçons sont plus susceptibles de poster des photos ou des vidéos blessantes en ligne.