Economie : où en sont nos pharmacies ?

Le secteur d’activité de la vente des médicaments est souvent négligé par les responsables au plus haut niveau. Ceci a entraîné certains problèmes qui minent le côté économique de ce domaine.

Quelle est la situation économique des pharmacies avant les réformes ?

Les pharmacies de France avaient pour habitude de tirer leurs revenus en vendant des boites de médicament. Ceci permettait de subvenir aux différents besoins et d’assurer un revenu adéquat aux acteurs de ce secteur. On estime à 81 % ce que représentent les revenus sur la vente des boites de médicament sur le revenu global des pharmaciens selon une étude en 2014.

Au fil des années, ce pourcentage a été revu à la baisse soit 26 % et remplacé par les revenus liés aux honoraires. Ceci implique que les apothicaires ne peuvent plus tirer profit de leur vente comme avant. Une situation qui a fini par provoquer une baisse considérable des revenus de ce domaine. Plusieurs pharmacies risquent désormais de fermer et près de 22.000 officines risquent de se retrouver en maque d’activités.

Ce fait a poussé les différentes organisations des apothicaires à monter au créneau pour trouver une solution à la crise économique que le secteur traverse. Elles réclament notamment une rémunération qui s’adapte mieux à leur profession et à leur rôle au sein de la société. Les organisations ne veulent plus que les acteurs de ce domaine soient qualifiés de vendeurs de médicaments, mais reconnus à leur juste valeur. Elles déplorent aussi la concurrence concernant les produits OTC et le secteur de la parapharmacie.

Quelle est la situation économique de ce secteur après les réformes ?

Les nombreuses discussions concernant la situation économique catastrophique du secteur pharmaceutique ont abouti à certaines réformes dans le secteur. En effet, la crise a été en partie basée sur la diminution des prix de certains médicaments. Le gouvernement a donc décidé de la création des horaires de dispensation pour couvrir cette perte.

Les apothicaires seront donc rémunérés pour leur travail de vendeur de médicaments, mais aussi pour les conseils qu’ils donnent aux usagers. Pour une boite de médicament remboursable, ils reçoivent environ 1,02 euro et 51 centimes de plus lorsqu’il y a plus de 5 médicaments sur l’ordonnance. Ces subventions ont permis de redresser un peu plus l’économie de ce secteur d’activité. Toutefois, la concurrence avec les autres acteurs du secteur comme la parapharmacie et les médicaments OTC continue d’influencer les revenus.

D’un autre côté, les tarifs appliqués aux honoraires de dispensation sont entrés en vigueur à partir de 2019. Lorsqu’un patient ayant plus de 70 ans reçoit une ordonnance, des honoraires sont versés aux acteurs de ce secteur. Il en est de même lorsque le sujet concerné est un enfant de moins de 3 ans ou si l’ordonnance comporte des produits spécifiques.

En plus de ces réformes déjà mises en exécution, plusieurs autres doivent s’y ajouter à partir de cette année. Par ailleurs, il est annoncé que les honoraires prochains serviront à réduire de 20 % le pourcentage des revenus concernant la vente des médicaments. Tout ceci prouve l’implication du gouvernement dans l’amélioration des conditions de travail des pharmaciens.