Le développement économique et numérique de Marseille

Dans les années 1980, la région d’Asie (Hong-Kong, Singapour) donnait naissance aux premières Smart-cities, anticipant sur la croissance de l’urbanisation.

Aujourd’hui de nombreuses villes tentent de reproduire ce modèle de villes intelligentes, capables de gérer plusieurs facteurs : le déplacement et le transport humain, le développement économique axé sur les enjeux environnementaux.

Penser le développement économique local grâce au numérique

C’est justement le but du Forum Marseille 2019 ou Citylife qui est co-organisé par la Tribune et la ville de Marseille par l’intermédiaire de Daniel Sperling , adjoint au Maire de Marseille, chargé de l’Innovation et du développement par le numérique.

photo entrée vieux port de Marseille

Cet événement qui aura lieu vendredi 27 septembre 2019, donnera l’occasion de débattre sur différents thèmes : l’écologique avec les nouvelles technologies pouvant produire zéro carbone, sur l’habitat et le foncier green, les activités maritimes « smart » à présenter comme un enjeu attractif pour Marseille, mais également comment penser à l’auto-suffisance territoriale agro-alimentaire…

Il s’agit donc de préparer le terrain urbain Marseille comme une prochaine « smart-city ». Mais pour vivre dans ces nouvelles villes connectées, il sera impératif de gérer la question relative aux données personnelles qui sont de plus en plus utilisées par les opérateurs privés et le seront davantage par les pouvoirs publics.

La donnée au centre des smart-cities

La gestion des données est donc au centre des attentions de tous : des individus, des élus et des pouvoirs publics et privés. En France, nous sommes encadrés par la loi numérique Lemaire de 2016 qui s’articule autour de 3 volets :

  • la circulation des données et du savoir.
  • la protection des individus dans la société du numérique.
  • et enfin l’accès au numérique pour tous.

Sur le plan Européen, la loi sur les RGDP (règlement général sur les données personnelles) vient protéger le citoyen sur des territoires plus élargis :

  • Renforcer les droits des personnes, notamment par la création d’un droit à la portabilité des données personnelles et de dispositions propres aux personnes mineures.
  • Responsabiliser les acteurs traitant des données (responsables de traitement et sous-traitants).
  • Crédibiliser la régulation grâce à une coopération renforcée entre les autorités de protection des données, qui pourront notamment adopter des décisions communes lorsque les traitements de données seront transnationaux et des sanctions renforcées.

Pour protéger les citoyens et encadrer les usages des données sur le territoire, il faudra s’inspirer du travail fait par les villes de Boston, Montréal, Amsterdam, Barcelone et Nantes. Ces capitales ont fait le choix d’ élaborer une  charte précisant clairement la nature et le « statut » des données comme étant un bien , un patrimoine public d’intérêt Métropolitain.

Le développement économique par le numérique sous entend donc de garantir la souveraineté sur les données du service public. La 1ère charte métropolitaine de la donnée, mise en place par Mme Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole est un exemple à suivre…