Comment prévenir l’harcèlement ?

L’harcèlement- qui se définit comme un comportement indésirable et agressif chez les enfants d’âge scolaire – est un problème mondial. Selon les recherches, environ ⅓ des jeunes adolescents sont victimes de brimades dans le monde.

Dans l’ensemble, les garçons courent un risque légèrement plus élevé, mais dans les endroits où les cas d’intimidation sont les plus nombreux, les filles sont les victimes. Il y a des conséquences négatives à la fois pour les intimidés et pour les intimidateurs. Les jeunes victimes d’intimidation souffrent de dépression, d’anxiété et d’autres problèmes de santé. Ils sont également plus susceptibles de sécher les cours ou d’abandonner complètement l’école. Les enfants qui intimident les autres sont plus susceptibles de consommer de l’alcool à l’âge adulte, d’abandonner l’école et de se livrer à des activités criminelles. Même les enfants qui ne font qu’observer les brimades peuvent souffrir de problèmes de santé mentale. Comment prévenir les brimades ? En France, il existe l’application FamilyWebCare créée par l’agence iProtego qui a pour but d’aider les parents et les enfants en détresses.

Savoir comment identifier les brimades

Pour prévenir les brimades, la première étape consiste à comprendre à quoi elles ressemblent. Les brimades doivent être agressives, répétitives et impliquer un déséquilibre de pouvoir. C’est important, car si deux enfants qui s’entendent habituellement bien se disputent ou se battent, cela ne signifie pas que l’un d’eux maltraite l’autre. Il y a aussi certaines phases dans le développement d’un enfant où il réorganise ses amitiés. Cela peut provoquer des conflits et des sentiments blessés, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a intimidation. Les brimades doivent impliquer un comportement agressif et du pouvoir. Cela inclut des attaques physiques, des menaces, des rumeurs et/ou une exclusion délibérée. Elles peuvent se produire en personne ou en ligne. À quoi ressemble un déséquilibre de pouvoir ? Il peut s’agir d’une supériorité en termes de force physique, de popularité ou d’accès à des informations privées.

Comprendre les causes profondes des brimades

Pourquoi les enfants s’intimident-ils les uns les autres ? Comprendre les diverses raisons permet aux adultes de s’y attaquer. L’une des raisons est la discrimination et l’intolérance. Lorsque les enfants sont confrontés à des différences, ils peuvent réagir de manière négative. Dans certains environnements, ces différences peuvent être sociales ou raciales. Lorsqu’il y a plus d’uniformité, les enfants peuvent être pris à partie en raison de différences dans leurs capacités, leur apparence, leurs études, etc. Les brimades sont également liées aux rivalités entre frères et sœurs à la maison (un enfant qui est en colère contre son frère ou sa sœur s’en prend à quelqu’un à l’école) et à une faible estime de soi. Les enfants élevés dans des environnements étroits d’esprit et critiques peuvent aussi devenir des brutes en imitant le comportement de leurs tuteurs.

Vérifiez fréquemment avec les enfants

Pour lutter contre les brimades, la communication est essentielle. Prenez souvent des nouvelles des enfants et demandez-leur ce qu’ils pensent de leurs amis, de l’école et de leurs sentiments. En fonction de son âge et de sa personnalité, un jeune peut être réticent à parler des brimades. Cela peut être dû à la honte ou à la peur des représailles. Si l’enfant est l’auteur des brimades, il ne l’admettra certainement pas. Souvent, l’enfant n’est pas sûr de savoir à quoi ressemblent les brimades. C’est aux adultes d’encourager la conversation. Si vous remarquez un changement chez votre enfant, parlez-lui.

Informez les enseignants sur la manière de gérer les brimades

Si les brimades se produisent entre jeunes, leur gestion relève de la responsabilité des adultes. Beaucoup ne savent pas quoi faire. Souvent, les enseignants ne sont pas témoins des brimades et, selon les rapports des élèves, ils n’aident pas lorsqu’un enfant les approche. Dans certains cas, les enseignants ne font même pas preuve d’empathie envers les enfants victimes de harcèlement, ce qui contribue à aggraver le mal. Ce n’est pas toujours intentionnel. Les enseignants ne reçoivent pas toujours des conseils clairs sur la manière de gérer les brimades. Offrir un soutien émotionnel aux élèves est le meilleur point de départ. Une étude menée auprès de 35 enseignants de première année a montré que lorsque les enseignants créent un environnement favorable sur le plan émotionnel, les incidents d’intimidation diminuent. Les enfants étaient moins agressifs et avaient une meilleure maîtrise d’eux-mêmes. Grâce au soutien émotionnel, les enfants les plus vulnérables aux brimades en ont également bénéficié.

Informez les tuteurs sur la façon de gérer les brimades

Les tuteurs doivent également jouer un rôle dans la gestion des brimades. Si votre enfant est la victime, il est important de contacter immédiatement l’école. Vous ne devez pas communiquer directement avec la famille de l’auteur de l’intimidation, car vous ne savez pas comment elle vit. Il est important de savoir qui contacter et comment aborder le problème. Il est courant (et naturel) que les tuteurs réagissent avec émotion lorsqu’ils apprennent que leur enfant est victime d’intimidation, mais il est important de rester calme et d’essayer de travailler avec l’école. Idéalement, l’école prendra les mesures appropriées pour mettre fin aux brimades. Continuez à communiquer avec votre enfant pour voir si les brimades ont cessé. Si ce n’est pas le cas, il est temps d’avoir une autre conversation avec l’école.

Si votre enfant maltraite d’autres élèves, la première étape consiste à essayer de déterminer pourquoi. Il se peut que votre enfant soit également victime d’intimidation et qu’il reporte son stress sur les autres. Parlez-lui de ses amis, de ses résultats scolaires et d’autres aspects de sa vie pour voir dans quels domaines il peut être stressé. Selon les circonstances, il pourrait être utile d’obtenir une aide professionnelle pour votre enfant. Il est difficile d’être le tuteur d’un enfant qui intimide les autres, mais reconnaître l’intimidation est la première étape pour l’arrêter. S’il est ignoré, le ch