Quels sont les champs d’intervention d’une entreprise de gros œuvre ?

Les travaux de construction sont de diverses natures et ampleur sur un chantier. L’on peut toutefois les distinguer en deux groupes : les gros œuvres et les travaux de second œuvre. Notons que les premiers travaux sont les plus importants, du fait qu’ils concernent la stabilité, la solidité et la qualité de l’ouvrage.

La construction des fondations

Une entreprise de gros œuvre s’occupe principalement des premières étapes d’une construction, notamment les travaux de fondation d’une future maison. Ces travaux consistent à créer une base solide afin de supporter la construction et ses charges. Pour des fondations solides, cette étape est à réaliser après l’étude du sol. Notons que ces bases doivent être enterrées hors gel, soit à une profondeur comprise entre 0.20 mètre et 0.95 mètre, selon les régions.

 Il existe trois types de fondation :

  • Les fondations profondes, que l’on met en place sur un sol stable, à une profondeur au-delà de 6-8 mètres ;
  • Les fondations semi-profondes, réalisées lorsque le sol n’est pas assez résistant. Elles sont enfoncées à 3-6 mètres du sol ;
  • Les fondations superficielles sont à peine enfouies dans le sol, soit entre 60 cm et 3 mètres de profondeur.

Les travaux d’assainissement

Une maison doit être reliée à un système d’alimentation en eau potable, mais aussi d’évacuation en eaux usées. En règle générale, un terrain est considéré comme constructible lorsqu’il est raccordé à l’eau potable. L’essentiel des travaux en assainissement concerne alors de relier la future maison au réseau d’eau potable de la localité.

L’installation de fosse est également incluse dans ce type de travaux. Notons qu’il existe deux types de fosses :

  • La fosse toutes eaux pour les eaux usées (évier) et les eaux-vannes (toilettes) ;
  • La fosse septique pour les eaux-vannes.

Le soubassement

Le soubassement correspond à la partie inférieure de l’édifice, juste après les fondations. Il se décline sous 3 types :

  • Le soubassement type sous-sol, est creusé dans le sous-sol et permet de créer une pièce supplémentaire à la maison. Comme elle est sans fenêtre, elle est souvent utilisée en tant que garage ou cave ;
  • Le soubassement en vide sanitaire est une surface d’au moins 20 cm entre les fondations et le sol. Ce modèle convient particulièrement aux terrains en pente. En effet, une telle architecture optimise la protection contre les infiltrations d’eau et les inondations ;
  • Le soubassement de type hérisson, lorsque le sol du rez-de-chaussée est directement posé sur les fondations.

L’élévation des murs

À cette étape, le constructeur procède à la construction des murs extérieurs et intérieurs de l’édifice. Par contre, force est de mentionner que l’installation des cloisons ne se fait pas à cette étape.

Différents types de matériaux sont à la disposition du constructeur et du propriétaire, pour la construction des murs. L’on peut entre autres citer les briques, le mortier, les pierres, le bois, le parpaing ou encore le béton cellulaire. Parmi les critères de choix, on note l’esthétique de la maison, mais aussi la performance de son isolation. Au fil de l’élévation des murs, les artisans placent des linteaux qui serviront de marques pour les futurs emplacements des portes et des fenêtres.

La charpente et la toiture

L’on termine les gros œuvres par la pose d’une charpente et de la toiture. En bois ou en acier, la charpente sert de structure au toit. Quant à la toiture, elle est directement posée au- dessus et servira de couverture au bâtiment.

Pour la pose de la toiture, plusieurs choix s’offrent au propriétaire, que ce soit en pente, terrasse, arrondie ou en tuiles en terre cuite. Le climat dans la région est également un critère de taille dans le choix d’une toiture. En effet, le toit figure parmi les parties d’une maison aux propriétés isolantes, vu que les déperditions de chaleur sont concentrées sur cette zone.