Emile Ouosso Ministre parle du transport routier au Congo-Brazzaville

Les infrastructures routières du Congo-Brazzaville datent de l’époque coloniale et n’ont pas subi d’améliorations au cours des dernières années. Cependant, le gouvernement congolais nourrit plusieurs ambitions, dont celle du développement de son réseau routier. Pour y parvenir, plusieurs projets ont été entrepris par l’État. Emile Ouosso Ministre présente les ambitions du gouvernement Congo Brazzaville en matière de transport routier.

Infrastructures routières au Congo Brazzaville : quelle en est la situation actuelle ?

Le réseau routier du Congo Brazzaville se trouve dans un état précaire et archaïque. Et pour cause, ses infrastructures datant de l’époque coloniale sont restées inchangées. Les différents pouvoirs en place au cours des années ne se sont pas impliqués suffisamment dans l’amélioration et le développement du transport routier. D’un autre côté, cela est également dû aux conditions naturelles très déplorables. En effet, Emile Ouosso Mministre rappelle que ces dernières ne permettent pas la bonne préservation des nombreux réseaux routiers du pays. À titre d’exemple, on peut noter le cas de la RN2 établissant une liaison entre la ville d’Ouesso et Brazzaville la capitale.

Cependant, le gouvernement congolais a soumis quelques idées dont un investissement financier qui devra appuyer la construction des routes. Si cette idée aboutissait, le réseau routier du Congo-Brazzaville ainsi que ses relations et ses échanges économiques ne seraient que fortement améliorés. À l’heure actuelle, certains projets de développement routier sont en cours de réalisation.

Quels projets ont été entrepris par le gouvernement du Congo Brazzaville pour un bon développement routier ?

Selon Emile Ouosso Ministre, plusieurs projets ont été entrepris par le gouvernement du Congo Brazzaville. Parmi eux, on compte d’une part les projets de développement routier nationaux et d’autre part, ceux régionaux.

S’agissant des projets de développement routier nationaux, le gouvernement a établi un programme d’investissements publics pour la construction des routes bitumées. Ce dernier a été mis en place, car 90 % des routes du pays sont non bitumées sur un total de 21 000 km de routes que compose le réseau routier. Ce programme est survenu suite à une ambition du gouvernement de construire des infrastructures à l’intérieur du pays. Le choix des constructeurs pour la réalisation des différents projets routiers s’est porté sur les Chinois, choisis dans le cadre de la coopération Chino-Congolaise. Leur période de réalisation s’étend de 15 à 20 ans pour un montant global remboursable tout au long de la période. L’intégralité des travaux routiers en grand rapport avec la RN1 s’est lancée en 2007 et achevée en 2011. L’autre partie n’a pris corps qu’en 2011 et s’est achevée en 2016.

Concernant les travaux régionaux, des investissements ont été faits dans les projets de développement routier au Congo Brazzaville. D’autres en ont été faits dans les projets reliant le pays aux autres États d’Afrique centrale. À titre illustratif, on note la construction de routes de raccordement Brazzaville-Kinshasa.

Des infrastructures routières mises en concession

Aujourd’hui, le réseau routier de la RN1 est confié à une entreprise locale : La Congolaise des Routes (LCR). « Il s’agit d’une société concessionnaire du pays en faveur de laquelle le gouvernement a décidé de la mise en concession » explique le ministre Emile Ouosso. Ainsi, ladite société s’occupera à la fois du maintien, de la sécurité et du confort des routes congolaises pour une durée de 30 ans. Cette décision de mise en concession des routes fait suite à la volonté de l’État d’éviter des erreurs du passé, car les projets de développement routier n’ont pas connu une réelle amélioration au fil des ans.

En somme, les infrastructures routières au Congo ont conservé leur vétusté depuis l’époque des indépendances. Due à la mauvaise gestion des dirigeants, cette situation a commencé à contrecarrer la volonté des nouveaux dirigeants de développer le réseau routier du pays. De ce fait, le gouvernement nourrissant plusieurs ambitions a entamé la réalisation d’un certain nombre de projets à la fois nationaux comme régionaux. Plus tard, les dirigeants ont décidé de la mise en concession des routes en faveur d’une société locale après moult expériences ratées de par le passé.