Les garde-corps, le dispositif le plus utilisé pour la sécurité en hauteur

Utilité d’un garde-corps

Se déplacer ou travailler en élévation présente un risque majeur d’accident dû à une chute de hauteur. Les conséquences sont toujours très graves et souvent mortelles. La protection collective la plus répandue est le garde-corps, utilisé pour la sécurité des personnes circulant sur des surfaces situées en hauteur, comme c’est le cas des toits-terrasses. C’est également un moyen efficace pour éviter la chute d’objets.

Il est donc obligatoire de sécuriser ces toitures qu’elles soient situées sur des bâtiments publics, des immeubles d’habitation ou des maisons individuelles.

Réglementation et normes pour les garde-corps

S’il existe un risque de chute égal ou supérieur à un mètre et que la pente est supérieure à 45°, la pose d’un garde-corps est obligatoire. C’est donc le cas de tous les toits-terrasses, qu’ils soient ou non accessibles au public. Si cette obligation n’est pas respectée, la responsabilité de l’équipementier ou celle du maître d’ouvrage peut être engagée.

Les garde-corps sont régis par deux normes actuellement en vigueur : NF P01-012 et NF P01-013. Elles s’appliquent à tous les types de bâtiments publics ou privés. Ces normes indiquent les dimensions à respecter (hauteur, espacement des tiges…) des éléments qui constituent le garde-corps et son système de fixation.

Différents types de garde-corps

Il existe plusieurs types de garde-corps qui répondent à des exigences de sécurité différentes selon la destination du toit-terrasse sur lequel ils vont être installés. Ces normes varient selon les cas où les garde-corps sont prévus pour sécuriser des toits-terrasses pouvant accueillir du public ou non.

Les toits-terrasses non ouverts au public doivent aussi être sécurisés, car ils demeurent accessibles à des ouvriers qui interviennent pour des missions ponctuelles, comme le nettoyage ou des réfections d’étanchéité.

Toits-terrasses ouverts au public

Sur certaines constructions, les toituresterrasses peuvent être bordées d’un muret maçonné de hauteur suffisante pour éviter les chutes. Dans le cas contraire, un garde-corps sur acrotères doit être mis en place. L’acrotère prolonge verticalement la façade, dépassant ainsi le sol du toit-terrasse. Sa hauteur, d’un minimum de 15 cm, n’est pas suffisante pour assurer une bonne protection contre les chutes. C’est pourquoi il est indispensable d’y adjoindre un garde-corps. C’est sur ce muret, destiné à faciliter la mise en place de l’étanchéité, que le garde-corps sera fixé. Acrotère et garde-corps seront ainsi solidaires.

Ce type de garde-corps existe en différents matériaux, ce qui permet de l’adapter au style du bâtiment.

Toits-terrasses non ouverts au public

Dans la mesure où seuls des ouvriers auront accès au toit-terrasse et qu’il est impossible d’utiliser comme support, l’acrotère, la dalle en béton ou la maçonnerie, il convient de mettre en place un garde-corps autoportant pour assurer leur sécurité.

Ce garde-corps s’installe facilement, car il ne nécessite pas de perforations du bâtiment.

Pour des raisons esthétiques, on peut envisager l’installation d’un garde-corps autoportant rabattable. Il est lesté et totalement escamotable. Ce système offre la possibilité d’être mis en position haute uniquement pendant une période de travaux, par exemple. Dès que ceux-ci sont terminés, le garde-corps est rabattu et devient invisible depuis l’extérieur du bâtiment.

Pour les toitures métalliques, il existe des garde-corps spécifiques. Ce sont des garde-corps sur bac acier. Ils s’adaptent aisément sur la toiture, sans nécessiter de découpe ou de reprise d’étanchéité.