Vendre sa pharmacie : les précautions à prendre pour mener à bien cette transaction

Plusieurs pharmaciens décident de céder leurs officines à cause d’un départ en retraite ou d’un changement d’activité. Heureusement, ils parviennent assez facilement à dénicher un acquéreur. Seulement, la cession d’une pharmacie obéit à une réglementation assez particulière. Les deux parties doivent connaitre le déroulement de cette vente pour mener à bien la transaction.

Vente de pharmacie : quelques précisions que les vendeurs doivent connaitre

L’ouverture d’une officine est un vrai parcours du combattant. Voilà pourquoi les pharmaciens privilégient l’achat de pharmacie existante. Malgré une demande croissante, les vendeurs doivent prendre certaines précautions pour ne pas être contraints d’annuler la vente ou subir des sanctions. Il faudra nettement porter une attention particulière au profil de l’acheteur. Celui-ci doit disposer des diplômes requis et être en parfaite santé aussi bien physique que psychologique. Le Code de la Santé Publique (CSP) précise toutes les conditions à remplir.

L’actuel propriétaire a la possibilité de vendre les murs commerciaux ou son fonds de commerce. Dans le premier cas, il cède la propriété du bien immobilier où l’activité est exercée. Dans la seconde, l’acheteur obtient le droit d’exploiter l’endroit. Si le cédant loue le local, la cession du bail commercial sera également incontournable. Avant de publier une annonce pharmacie, il est alors crucial d’estimer la valeur du dépôt. Ceci dit, les stocks de marchandises feront l’objet d’une estimation bien distincte.

Selon les lois en vigueur, les pharmaciens ont aussi l’obligation d’informer leurs employés deux mois avant la vente de l’établissement. Le personnel est habilité à soumettre une offre pour racheter l’officine. Enfreindre le droit d’information préalable peut causer l’annulation de la transaction.

Le déroulement de la vente d’une officine

En pratique, la vente de pharmacie nécessite de la patience de la part des deux parties. Effectivement, ce type de transaction est assujetti au Code de la Santé Publique. Après la signature d’une promesse de vente, le vendeur et l’acheteur doivent réunir certaines pièces en vue de rédiger un premier acte de vente. Lorsque ce document a été signé, la procédure est suspendue. L’acquéreur doit régler certaines formalités auprès de l’Ordre des Pharmaciens dans le but d’obtenir son certificat d’inscription et valider sa déclaration d’exploitation. Cette étape requiert entre deux à trois semaines. Après que les autorités compétentes aient donné leur approbation, il ne reste plus qu’à signer l’acte de vente final et procéder au paiement de la somme promise pour débuter son activité. L’intégralité des démarches nécessite 5 à 6 mois.

Pour gagner du temps, il est vivement conseillé de faire appel à un notaire spécialisé dans la vente pharmacie. L’intervention de certains établissements permet également de bénéficier du conseil d’un pharmacien professionnel. Pour profiter de cet accompagnement, il suffit d’accéder au site web des structures concernées. Cette prestation aidera le vendeur à trouver rapidement un repreneur.