Le rapport entre street art et l’urbanisme

Auparavant, le « street art » ou le tableau street art était considéré comme étant un ennemi de l’urbanisation. Nous n’exagérons pas en avançant que les peintures urbaines étaient perçues par la société comme du vandalisme. Cependant, depuis quelques années, les artistes et les passionnés ont réussi à mettre en avant leur talent et le côté artistique des graffitis et peintures urbains, ce qui a eu pour conséquence de rehausser leur estime. Mieux encore, il est aujourd’hui considéré comme faisant partie intégrante de l’art urbain. En effet, il n’est pas rare de voir certaines œuvres achetées à un prix exorbitant. Quel est le lien entre street art et urbanisme ?

Quelle différence entre street art et urbanisme ?

Il est nécessaire d’avoir une définition concrète du street art de l’urbanisme afin de comprendre la différence de ces deux concepts.

Pour commencer, l’urbanisme est l’ensemble des techniques et des arts pour l’aménagement des espaces urbains. On parle d’urbanisme lorsqu’il s’agit d’architecture, ou de la géographie. Il est possible d’avancer que l’urbanisme est présent depuis l’Antiquité avec le hiéroglyphe égyptien.

Le street art, quant à lui, est plus perçu comme un art visuel sur les milieux publics. Lorsque l’on parle de cette art, il peut s’agir des graffitis, des peintures murales, des sculptures ou encore des sticker art ou autres. Il n’y a qu’une seule chose à retenir : il est l’art public effectué dans les rues et les milieux publics.

Comment est-il devenu un outil de stratégie urbain ?

À partir des années 60, cette art a évolué, et cela grâce à l’intervention de l’artiste Keith Haring. Ce dernier réalisait ses peintures et graffitis afin de changer la vision péjorative de la société de l’art de rue. À la base, le concept était de permettre à tous d’observer le langage pictural. Depuis les années 70, le tableau street art s’est développé en France.

Il est devenu un vrai outil de stratégie urbain étant donné qu’il a commencé à devenir un moyen pour les artistes d’embellir la société, de laisser libre court à l’imagination et à la créativité des artistes pour que ces derniers puissent rendre la « capacité de rayonner » aux zones urbaines abandonnées.

Quel est son apport culturel sur l’urbanisme ?

Il a pour objectif d’embellir les espaces, mais apporte aussi une optique de sensibilisation. Dans le 13ème arrondissement par exemple, il est possible de constater que les fresques et graffitis qui ont été commandés par la commune représentent l’évolution des comportements se rapportant à l’espace. Les œuvres agissent comme un effet miroir. Jorge Rodriguez Gerada est un artiste talentueux qui a mis en avant sa créativité pour offrir une fresque au sol pour le festival In Situ.

Un site militaire a aussi eu droit à un rafraîchissement. Avec l’intervention de tous les artistes siégeant dans la ville, il est vite devenu un éco-quartier. Cette transformation a pu mettre en avant l’histoire du site militaire et le ressentiment des habitants de la ville. De plus, ce fut un symbole d’espoir pour eux.

Un art qui plus que des fresques et des graffitis aux murs

Le temps où il était considéré comme du vandalisme est révolu. Aujourd’hui, il est devenu un art emblématique et démocratique dans plusieurs pays. Les œuvres issues de l’art de rue ne sont pas que des images vides de sens. Elles représentent beaucoup de choses notamment le vécu des habitants, l’histoire de l’espace dans lequel ils sont développés. Il est à la fois personnel et impersonnel. Il est personnel, car il met en avant les sentiments profonds de l’artiste qui le conçoit.

 

Actuellement, les fresques et les représentations de tableau street art sont fortement demandées par la population et son estime a été considérablement rehaussée depuis les années 60. Donc, il n’est pas que la représentation d’images dans l’espace public : c’est la mise en images des sentiments des habitants, un rafraîchissement des espaces publics et donc en lien avec l’urbanisme.

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