Yves Alphé présente les sites cinéraires

L’on connaît souvent les deux modes principaux de funérailles, à savoir l’inhumation (ou enterrement) et la crémation. Dans ce dernier mode d’obsèques choisi, Yves Alphé rappelle que la famille récupère les cendres du défunt au sein d’une urne comportant nom, prénom, date de naissance et de décès de la personne décédée.

Site cinéraire et crémation, explications par Yves Alphé

Depuis 2008 il est interdit de conserver les cendres
Depuis 2008 il est interdit de conserver les cendres

Une fois les cendres du défunt recueillies par la famille, celle-ci peut choisir de les disperser (tout en respectant la législation interdisant par exemple la dispersion sur la voie publique) ou d’inhumer l’urne. Les sites cinéraires sont spécialement conçus pour accueillir les cendres et/ou l’urne de la personne préalablement crématisée, indique Yves Alphé.

Ces sites cinéraires s’avèrent indispensables dans la mesure où, depuis 2008, la législation interdit de garder les cendres ou l’urne chez soi, bien que cette loi ne soit pas rétroactive.

Les différents types de sites cinéraires

Un exemple de columbarium présenté par Yves Alphé
Un exemple de columbarium présenté par Yves Alphé

L’on compte plusieurs exemples de sites cinéraires : pour accueillir l’urne (pleine ou non), l’on peut citer le columbarium, illustre Yves Alphé ou la cavurne. Dans le premier cas, l’urne est placée dans une case spécialement dédiée et ensuite scellée et contenant les informations du défunt comme le ferait une pierre tombale. Dans le second cas, la cavurne accueille l’urne comme un caveau le ferait pour un cercueil.

Contrairement au columbarium ou au jardin du souvenir que va présenter Yves Alphé du monde du funéraire, la cavurne est un espace individuel qui n’accueille que l’urne désignée par la famille.

Concernant la dispersion des cendres, le jardin du souvenir est précisément étudié à cet effet. Situé dans l’enceinte d’un cimetière, il permet la dispersion des cendres de la personne décédée. La dispersion dans le jardin du souvenir du cimetière est effectuée par la personne chargée des funérailles. Le jardin du souvenir représente ainsi un lieu d’hommage et de recueillement aux proches endeuillés, rappelle Yves Alphé, spécialiste du secteur funéraire.

La gestion des sites cinéraires

La commune gère les sites cinéraires
La commune gère les sites cinéraires

C’est la commune qui est en charge de l’administration, l’attribution et la gestion de ses sites cinéraires, précise Yves Alphé. En effet, si les sites cinéraires ne sont pas des cimetières à proprement parler, ils peuvent en occuper une partie. Aucune personne publique ne peut s’attribuer la création d’un site cinéraire puisque celle-ci revient exclusivement à la commune concernée. En d’autres termes, explique Yves Alphé, il n’existe pas de « site cinéraire privé ».

Enfin, rappelons qu’en termes de funérailles, toute commune comportant plus de 2000 habitants est tenue de disposer d’au moins un site cinéraire pour accueillir les cendres des défunts crématisés.