Rumeurs et fausses informations autour des élections au Cameroun

Les fake news ont envahi les réseaux sociaux depuis plusieurs années, et influencent, comme on a pu le constater aux U.S.A. les élections en bouleversant les enjeux politiques. Cependant, les fausses informations traversent plus régulièrement la frontière depuis les réseaux pour se retrouver sur les sites d’informations classique. L’élection présidentielle camerounaise n’a pas échappé à ce danger pour la démocratie.

La course à la présidence 2018 a été le théâtre d’un véritable défilé de fake news, alors même que les observateurs indépendants et de l’Union Africaine n’ont pas constaté d’irrégularités.

En voici quelques exemples permettant de prendre conscience de l’ampleur du phénomène.

Les faux ralliements Plusieurs candidats d’opposition ont ainsi diffusé des informations concernant le ralliement à leur côté de personnalités. Il s’avérait le plus souvent qu’il ne s’agissait que de fake news dans le but de faire illusion auprès des électeurs. Le faux SMS de Brenda Biya Récemment, une rumeur s’étant révélé totalement fausse, affirmait que Brenda Biya, la fille du président Paul Biya, aurait demandé à ce qu’on laisse son père tranquille après 36 ans à la tête du pays.

L’autoproclamation de la victoire L’un des candidats de l’opposition n’a pas hésité, le soir même du scrutin du 7 octobre, à annoncer sa victoire, alors même qu’aucun résultat n’avait été communiqué par le ministère de l’intérieur. La fausse arrestation de Kamto Toujours dans la même veine, les partisans de Maurice Kamto avaient lancé la rumeur selon laquelle les forces de l’ordre camerounaises auraient pénétré dans le QG de campagne du candidat afin de l’arrêter. Il n’en était rien. La censure des fournisseurs d’accès internet Autre fake news, celle ayant circulé sur internet et affirmant que ce même internet était censuré ou ralenti au Cameroun par les autorités. D’une part, les fournisseurs ont démontré qu’il n’en était rien, et de plus si cela avait été vraiment le cas, cette rumeur n’aurait elle-même pas pu circuler. L’affaire des observateurs indépendants La dernière en date tourne autour d’observateurs indépendants qui ont été maladroitement assimilé à des employés de l’ONG Transparency. Une rumeur est né à partir de là, en faisant un raccourci grotesque et affirmant qu’il ne s’agissait pas d’observateurs. La seule confusion a été entre observateurs indépendants et observateurs de l’ONG, mais ces personnes étaient bel et bien des observateurs enregistrés auprès du ministère de l’intérieur.