Les associations de chiens guides d’aveugles : au secours des malvoyants et des non-voyants

On dit souvent du chien qu’il est le meilleur ami de l’Homme. Cet adage est d’autant plus vrai lorsqu’on parle des chiens guides d’aveugles. Étant les yeux de leurs maîtres, ces compagnons à quatre pattes aident ces personnes à avoir une vie sociale.

Toutefois, seulement un déficient visuel sur 100 pourra profiter de la compagnie de cet animal spécialement formé. Les associations ne disposent pas de ressources suffisantes pour satisfaire la demande.

La formation des chiens guides d’aveugles : la principale mission des associations

Les associations des  chiens guides d’aveugles ont pour vocation d’offrir gratuitement un compagnon à quatre pattes à tous les malvoyants et non-voyants de France. Mais avant d’être confiés à leurs maîtres, ces animaux suivent une formation pour les préparer à leur futur métier de guide. Les structures accueillent généralement des races particulières, comme les labradors, les bergers allemands ou les goldens retrievers.

Adorables à souhait, ce sont aussi de véritables chiens d’élite capables d’assimiler rapidement les leçons. Mais avant leur dressage, les chiots sont d’abord envoyés à des familles d’accueil bénévoles. Ils y apprendront à devenir de bons chiens de compagnie. Cette étape de socialisation est primordiale, pour qu’ils s’habituent à la présence des humains. Dès qu’ils auront 12 mois, les chiens seront ensuite repris par l’association afin d’entamer leur apprentissage.

Celui-ci durera 2 ans et sera assuré par un éducateur professionnel. Mais éduquer des chiens guides d’aveugles nécessite une somme conséquente. C’est une lourde dépense qui est généralement à la charge de la structure.

Le financement des activités des associations : les aides de chacun sont sollicitées

Aucun chien n’est né guide d’aveugle. Une formation est nécessaire pour le former à son futur métier. Mais cet apprentissage aura coûté pas moins de 20.000 euros. Cette somme est prise en charge par l’association et regroupe tous les frais de dressage, les soins vétérinaires et l’alimentation d’un seul animal. Seulement, la structure ne peut pas supporter toutes les dépenses et doit s’appuyer sur les dons pour financer les activités.

Mais jusqu’à maintenant, les aides sont loin de suffire. Cela  fait que seulement 1 % des personnes atteintes d’une déficience visuelle peut profiter de l’assistance de ces compagnons à quatre pattes. Face à ce chiffre alarmant, les associations lancent un appel à tout un chacun pour se rallier à leurs causes. Tout le monde peut soutenir un malvoyant ou un aveugle en décidant de faire un legs ou de verser une donation à un organisme œuvrant dans sa région. Outre le legs universel et les apports en nature, les autres formes de contribution sont également sollicitées comme le bénévolat ou l’inscription en tant que famille d’accueil.