Qu’est ce qu’une SICAV ? Les explications de Vincent Martet

 

Gestionnaire d’une SICAV à succès il y a de ça quelques années, Vincent Martet souhaite aujourd’hui vous parler de ce type d’entreprise qui n’est pas aussi connu que les traditionnelles SAS ou SARL. En effet, son nom peut être parfois connu mais son concept rester flou. Petit décryptage de la SICAV.

Que veut dire l’acronyme SICAV ?

Il s’agit d’une société d’investissement à capital variables. En d’autres termes, une entreprise financière dans laquelle sont investis des capitaux qui fluctuent en positif ou en négatif, comme l’indique Vincent Martet. Cette définition nous amène à un deuxième acronyme : OPCVM pour Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. Pourquoi donc ? Tout simplement car une SICAV appartient à la famille des OPCVM. Étant une société, une SICAV est donc une personne morale qui dispose d’un conseil d’administration régulier décidant des investissements à réaliser.

Le monde de la SICAV

Vous l’aurez compris, le type de société SICAV appartient au monde de la bourse. Plus précisément, les SICAV sont les sociétés d’investissements auxquelles les investisseurs particuliers confient leurs deniers. En effet, les SICAV sont parmi les meilleurs types de société pour confier son portefeuille d’actions.

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L’objectif des SICAV

Le but premier des SICAV, nous rappelle Vincent Martet, c’est de centraliser les capitaux émanant plusieurs investisseurs dans l’objectif de limiter les risques de pertes financières et de partager les bénéfices. Pour ce faire, les SICAV comme celle jadis gérée par Vincent Martet (CDC Gestion) instaurent des porte-feuilles d’actions complémentaires afin de limiter les risques de pertes en bourse. Car en effet, un investisseur ne peut à lui tout seul difficilement diversifier son portefeuille et limiter ses risques financiers. C’est pourquoi la SICAV intervient auprès de ces investisseurs, nous rappelle Vincent Martet. Ainsi, ce type de société permet à des investisseurs, en tant que particuliers, de disposer d’un portefeuille d’actions financières diversifié sans nécessité d’un capital investi particulièrement considérable.

Comment sont gérées les SICAV ?

Il y a plusieurs façons d’administrer une SICAV : banque, compagnie d’assurance, société de bourse (comme l’avait fait Vincent Martet). Un investisseur dans une SICAV en devient un actionnaire, comme dans la plupart des entreprises actuelles. Les actionnaires déposent donc des fonds tandis que le gestionnaire est en charge de constituer et gérer les portefeuilles composés de valeurs mobilières (actions et obligations).

Quatre profils de SICAV

En fait, rappelle Vincent Martet, il n’existe pas un seul type de SICAV mais plusieurs profils : on a ainsi la diversifiée, celle spécialisée dans les actions, celle spécialisée dans les obligations, dans le court-terme et dans la trésorerie. Les débutants en bourse ont tendance à opter pour la SICAV diversifiée car elle la plus sécurisée. Mais rappelons que la rentabilité de ce type de société dépend avant tout de l’efficacité de sa gestion, comme pour toute entreprise.

SICAV et FCP

Les FCP (Fonds Commun de Placement) est quant à lui un régime de copropriété de valeurs mobilières. Il ne fonctionne donc pas exactement comme la SICAV, bien qu’il s’en rapproche dans la mesure où il appartient aussi à la famille des OPCVM (évoqués plus haut).

Les FCP émettent des fonds achetés et/ou vendus par les investisseurs et c’est une société de gestion qui s’occupe d’administrer ce Fond Commun de Placement.

S’ils sont tous deux des produits financiers de poids dans le monde boursier, ces deux fonds d’investissement ne sont pas pour autant si similaires qu’il n’y paraît, rappelle Vincent Martet, professionnel de la finance. En effet, connaître leurs différences permet de faire le meilleur choix en termes de placement financier.

Leurs principales différences se situent dans la nature juridique de chacune de ces sociétés. Ainsi, si la SICAV est une société anonyme qui émet des actions, la FCP est une copropriété de valeurs mobilières. Par ailleurs, la qualité des souscripteurs n’est la même : ils sont actionnaires dans une SICAV et porteurs de part dans une FCP. Enfin, le capital minimum diffère lui aussi : il est de 7,5 millions d’euros pour une SICAV et moindre (400 000 euros) pour une FCP.

Ainsi, connaître les différences entre SICAV et FCP s’avère subtil mais également parfois salvateur lorsque l’on compte investir. Cela permet en effet de mieux appréhender le marché très technique et très pointu des OPCVM. Un point non négligeable lorsque l’on connaît les risques financiers inhérents à ce marché. Il doit donc être bien compris et décrypté par le futur investisseur. Pour ce faire, ce dernier peut se procurer un document d’information remis par l’intermédiaire financier, afin de l’aider à prendre sa décision le tout en connaissance de cause.

L’inconvénient des SICAV expliqué par Vincent Martet

C’est le coût qui est le principal inconvénient des SICAV. En effet, les intérêts sont légèrement moins élevés dans la mesure où les obligations sont souscrites pour garantir le capital. Par ailleurs, rappelle Vincent Martet, les frais de gestions et droits de souscriptions ne sont pas à négliger…enfin, un investissement au sein d’une SICAV n’est pas aussi liquide qu’un autre actif financier comme une action. C’est pourquoi au moment de souscrire à ce type de société financière, l’épargnant doit tenir compte des frais d’entrée et de sortie ainsi que des frais de gestion.

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