Vers une nouvelle habilitation des infirmiers ?

Le fléau des déserts médicaux

Face à la désertification médicale, une proposition de loi rédigée par deux sénateurs des Hautes Alpes, Patricia Morhet-Richaud et Alain Milon, propose d’autoriser les infirmières libérales d’établir, pour certains cas, un certificat de décès.

En effet, nombreux sont les territoires où les médecins se font rares. A cause du phénomène grandissant de désertification médicale, il faut parfois attendre une journée pour avoir un médecin, actuellement le seul habilité à rédiger un certificat de décès. Un délai insoutenable pour les familles des défunts dans un contexte de deuil et de douleur psychologique.

Ainsi, les deux sénateurs jugent impératif de proposer une alternative face à cette situation, d’autant plus qu’aucun territoire n’est épargné par la désertification médicale. Car si l’on a tendance à penser zone rurale lorsque l’on parle de désert médical, il faut savoir que plusieurs villes sont également touchées par ce problème.

Une solution par les infirmiers

La Fédération nationale des Infirmiers propose alors, comme cela se fait déjà au Canada, de permettre à l’infirmier(e) ayant prodigué les soins palliatifs d’établir le certificat de décès une fois ce dernier constaté. Il s’agirait alors de certificats pour des décès faisant suite à la prise en charge en soins palliatifs.

La Fédération soutient donc l’initiative qui permettrait d’apporter une réponse aux familles des défunts dans un délai convenable, contrairement à ce qui se fait parfois actuellement.

Une solution soutenue également par le sénateur Gérard Cornu qui estime que « les infirmiers et infirmières sont capables, dans l’exercice de leur métier, de constater un décès »

Des délais douloureux pour les familles

Lorsque le délai intervient en dehors des horaires du médecin traitant (ou si ce dernier est en congés), les délais deviennent souvent insoutenables pour les familles. Celles-ci se retrouvent dans une situation délicate lorsque le médecin de garde refuse de se déplacer également.

Si le SAMU reste parfois un ultime recours, il semble aberrant de faire se déplacer une équipe complète pour rédiger un acte de décès.

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