Le retour à l’emploi après un burn-out, comment procéder ?

Qu’est ce qu’un burnout ?

Le psychiatre Jean-Charles Faivre Pierret définit le burn-out comme un « syndrome d’épuisement professionnel » et une « sorte d’usure ». Ce syndrome peut survenir au travail mais aussi à la maison (pour les femmes au foyer par exemple) ou chez un étudiant. Toutefois, le terme de burn-out s’emploie dans la plupart des cas pour des situations liées à l’activité professionnelle, au travail.

Le burn-out se déclare généralement chez les personnes exigeantes envers elles-mêmes et exigeantes dans leur travail. Ce cercle vicieux mène ces travailleurs à faire moins de pauses, commencer plus tôt et terminer plus tard, subir une pression quasi-constante au travail…jusqu’au moment où le corps ou la tête ne peut plus. Alors comment retrouver le chemin de l’entreprise après un burn-out ?

Le retour dans le monde professionnel, clé de la guérison

La bonne nouvelle, c’est qu’après un burn-out, nous ne sommes pas condamnés à quitter le milieu professionnel. Bien au contraire, c’est le retour en entreprise, mais dans des conditions différentes bien entendu, qui est la clé de la guérison à long terme. Le traitement de ce « syndrome d’épuisement professionnel » (Jean Charles Faivre Pierret, directeur du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. ) réside en effet dans le retour à l’emploi et la bonne réintégration dans l’entreprise ou, si ça n’est pas possible, une bonne réinsertion sur le marché du travail. Toutefois, ce retour représente une étape à franchir qui est loin d’être une chose aisée.

La psychologue Catherine Vasey déclare ainsi que 80% des patients retrouvent leur ancien poste dans lequel tout se passe bien. A condition de bénéficier d’un bon suivi. Il faut cependant considérer les changements d’orientation professionnelle qui représentent une part non négligeable des anciens salariés en situation de burn-out.

Quand retourner au travail ?

Plusieurs signaux permettent de déterminer si le salarié est prêt ou non à mettre fin à son arrêt maladie pour reprendre le chemin de l’entreprise. La fin des troubles du sommeil, la récupération d’au moins 50% de l’énergie habituelle chez le salarié et parfois même une rééducation de l’esprit (pour pallier aux troubles de la concentration et de la mémoire générés par le stress pré-burn-out) sont ainsi nécessaires avant de se lancer dans une réintégration du marché du travail. On estime qu’après un à deux mois d’arrêt maladie, on est « guéri » du burn-out mais cela reste une moyenne et certains cas de burn-out nécessitent un repos de 12 voire 24 mois.

Un réaménagement nécessaire

Après plusieurs mois de traitement, le salarié ne peut revenir au mêmes conditions de travail qui ont précédé le burn-out. L’entreprise procèdera donc aux aménagements nécessaires en conséquence. Toutefois, le salarié convalescent ne doit pas être « couvé » , le but étant qu’il reprenne une activité professionnelle normale au sein de son entreprise. Il serait donc contre-productif de le surprotéger même s’il ne faut pas tomber dans l’excès inverse (le surcharger) au risque de retomber dans un burn-out. Mais heureusement, avec un bon accompagnement, il est très rare voire exceptionnel qu’un salarié garde des séquelles de son burn-out.

 

Source