CETA : qu’en pensent François Asselineau et les principaux candidats à la présidentielle ?

Le Parlement européen se prononce ce mercredi 15 février sur le traité de libre-échange entre l’UE et le Canada. Le « Comprehensive economic and trade agreement », dit CETA, est un accord commercial destiné à dynamiser les échanges commerciaux avec Ottawa prévoit de supprimer 99% des droits de douane. Mais il prône également la coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale. Que pense les candidats à l’élection présidentielle de ce sujet épineux ? Focus sur François Asselineau candidat à la présidentielle avec l’UPR

La position de François Asselineau sur le CETA

Selon François Asselineau président fondateur de l’Union populaire républicaine, L’adoption de ces traités placera définitivement les Français sous la coupe de grands intérêts économiques, qui n’ont que faire de leur niveau de vie, de leur santé, de leurs emplois et de leur liberté.

François Asselineau l’assure, le CETA portent déjà des coups sérieux aux services publics (eau, gaz, électricité, transport, santé, etc.), si chers au peuple français depuis des siècles, le TISA, qui concerne 50 pays, leur assènera l’estocade finale.

Le président de l’UPR  déclare ainsi : « Sans que les Français ne s’en rendent bien compte, la Commission européenne agit dans leur dos en œuvrant pour la conclusion rapide de ces traités, à la demande du gouvernement américain. Elle s’est déjà donnée un mandat de négociation très large tant pour le CETA que pour le TAFTA, et est directement à l’initiative du TISA ».

Aucun argument recevable ne permet de justifier la précipitation et l’opacité des négociations qui se dérouleront aujourd’hui selon François Asselineau.

Qu’est ce que le CETA ?

Ses objectifs :

Baptisé « Accord économique et commercial global (AEGC) », en anglais Ceta il tend a supprimé les 99% des droits de douane avec Ottawa.

Pourquoi le Ceta est-il contesté ?

Présenté par les dirigeants européens comme un nouvel « accord modèle » de libre-échange, ce traité commercial se heurte toujours à de vives oppositions.

Ses adversaires comme François Asselineau le jugent anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l’environnement ou encore dangereux pour l’agriculture européenne.

Les parlements nationaux auront-il leur mot à dire ?

Oui, et c’est un obstacle de taille au Ceta : pour entrer définitivement en vigueur, il devra être approuvé par les 38 Parlements nationaux et régionaux de l’UE. Une procédure très incertaine qui pourrait prendre des années.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) invite les Français à ne pas croire une seule seconde ces prophéties, qui sont rangées au magasin des farces et attrapes dès que les traités sont ratifiés. L’UPR signale qu’en 1992 les mêmes experts euro-atlantistes avaient sorti d’un même chapeau le même type de prévisions fantastiques de croissance pour convaincre les Français de voter « Oui » au traité de Maastricht et à l’euro.

L’UPR et François Asselineau appelle donc solennellement le gouvernement à organiser un référendum pour savoir si les Français sont pour ou contre la participation de leur pays au TAFTA, au CETA et au TISA.