Sur le site Antique de Nimroud, Thibault Gond fait le bilan

Nimroud a été libérée libéré par les forces irakiennes le 13 novembre dernier. Cette reprise est intervenu dans le cadre de la vaste offensive militaire mise en place le 17 octobre par Bagdad pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville d’Irak et le dernier bastion de l’Etat Islamique dans le pays.

Thibault Gond fait le point sur ce site archéologique.

Où se situe Nimroud ?

En Irak, Nimroud (en arabe : النمرود, Nimrūd) est un site archéologique tirant son nom du héros biblique Nimrod, sur lequel se trouvent les ruines de la cité assyrienne appelée Kalkhu (Kalḫu, Calah dans la Bible). Ce tell (désigne un site en forme de monticule qui résulte de l’accumulation de matières et de leur érosion sur une longue période) surplombe la confluence du Tigre et du Zab supérieur. Kalkhu était située à 35 km de Ninive (un faubourg de l’actuelle ville irakienne de Mossoul). Thibault Gond.

Que reste-t-il de ces ruines millénaires

L’évaluation de l’étendue exacte des dommages prendra du temps car les djihadistes, qui se trouvent encore à quelques kilomètres de là, on probablement piégé le site…

Mais Thibault Gond fait un premier constat :

Plus de traces de bas-reliefs, plus de taureaux ailés androcéphales, plus de vestiges multiséculaires du palais d’Assurbanipal II (883-859 av.JC). Seulement des amas de blocs de pierre brisés…

La seconde capitale de l’Empire assyrien (9e siècle avant notre ère), sur la rive est du Tigre, avait déjà subi l’an dernier les assauts dévastateurs des extrémistes sunnites. Les images rapportées par un photographe de l’AFP, présent au moment de la libération du site, confirment malheureusement l’impensable: de la glorieuse cité antique, il ne reste plus rien. Ses splendides bas-reliefs et stèles gravés ont été pour la plupart défigurés, et les colossales statues de taureaux et de lions ailés, gardiennes millénaires du palais impérial du roi Assurnazirpal II, anéanties.

La ville irakienne, prise et détruite au IIIe siècle de notre ère par les Perses Sassanides, conservait jusqu’alors les traces de sa splendeur passée. Le site offrait notamment le spectacle de temples millénaires pouvant atteindre jusqu’à 15 mètres de haut.

Thibault Gond

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