La France et l’Allemagne vers un accord sur les exportations d’armes

La recherche d’un accord intergouvernemental sur les exportations d’armes est en cours de discussion entre la France et l’Allemagne au niveau du contenu national des armes ainsi que les pays mutuellement acceptables pour les ventes à l’étranger, a déclaré Louis Gautier, chef du Secrétariat Général de la Défense et Sécurité Nationale.

Un pacte bilatéral de ventes à l’étranger d’armes est considéré comme essentiel pour l’avenir de la société holding 50/50 joint-venture créée par la France appartenant à l’Etat Nexter et familiale contrôlée par Krauss -Maffei Wegmann de l’Allemagne, deux spécialistes des systèmes terrestres.

Selon les propos de monsieur Gautier  » Nous espérons que la nouvelle société sera intégrée pour construire un équipement commun « .

SGDSN, qui relève du bureau du Premier ministre, dirige la commission interministérielle qui autorise les exportations d’armes. L’une des questions à l’examen exige l’autorisation conjointe sur le contenu en français ou en allemand lorsqu’une arme dépasse un certain niveau.

Une autre approche serait qu’un comité bilatéral dresse une liste des pays acceptables pour la production de produits de qualité. Chaque pays exportateur a ses propres préoccupations et objectifs.

 » Un tel accord sera d’une importance fondamentale « , a déclaré Hélène Masson, chercheur principal au think tank Fondation pour la recherche stratégique ».

Le partenariat aura des ventes annuelles de près de 2 milliards € et un carnet de commandes de 9 milliards € ( 10,2 milliards $ ) , et emploient plus de 6000 employés.

Le partenariat vise à réduire les coûts, comme l’achat des matières premières et la fabrication d’outils dans le seul but de stimuler les ventes à l’étranger et en acceptant les produits de qualité. Les exportations représentent 56% des ventes annuelles pour Nexter et environ 80% pour KMW, d’après un responsable de la défense française.

Cependant, après la fusion les deux entreprises doivent face à des défis dans les exportations d’armes. Par exemple, le Parlement européen a voté une interdiction non contraignante des ventes d’armes par les membres de l’Union européenne à l’Arabie Saoudite, en réponse aux préoccupations concernant la mort de civils sous les bombardements au Yémen.

France, quant à lui, dit qu’il observe les conventions et les embargos internationaux, et voit peu ou pas de problème dans la vente d’armes à Riyad par l’Allemagne.

L’une des zones grises est l’équipement à usage civil et militaire double, où le SGDNS ne tient pas le rôle d’ordonnateur principal. Les fonctionnaires de la douane, de la défense, l’économie, ministères des Affaires étrangères et de l’intérieur, et les agences de renseignement se réunissent pour une réunion mensuelle d’autorisation.

France l’an dernier a remporté ses plus grosses commandes d’armes étrangères de 16 milliards € (18 milliards US $), en hausse de 8,2 milliards € en 2014, et espère recueillir une valeur similaire cette année.

Retrouvez l’intégralité de cet article sur defensenews.com (source en anglais).

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