#LesCompétencesDabord

Une campagne de testing

Le gouvernement a initié hier une démarche de « testing » de recrutement auprès d’une dizaine de grandes entreprises ou d’organismes de la fonction publique comptant chacun(e) plus de 1000 salariés . Si l’identité des sociétés n’est pas révélée, l’objectif visé reste le même : mettre en lumière la présence d’une potentielle discrimination à l’embauche pour sanctionner et lutter contre ce phénomène « illégal et irrationnel », et plus précisément envers les candidats potentiels ayant un nom à consonance particulière.
L’expérience consistera alors à envoyer des candidatures fictives sous forme de faux CV avec des noms pouvant être sujets à des discriminations à l’embauche.

Une démarche critiquée

Si son intention est louable, cette campagne est néanmoins sujette à critiques : les recruteurs pourraient en effet finir par se lasser et la démarche risquerait de décrédibiliser les CV, pénalisant les candidats qui ne peuvent compter que sur ce document pour espérer une embauche. La lassitude des recruteurs constituerait alors, par extension, un renfermement du marché de l’emploi. Le recruteur favoriserait alors le bouche-à-oreilles pour faire sa sélection, au détriment des candidatures externes.
Par ailleurs, la campagne, quels qu’en soient les résultats, ne donnera sûrement pas lieu à des actions judiciaires même en cas de discriminations avérées. En effet, comment faire valoir des preuves basées sur des documents ouvertement falsifiés ?

« Les compétences d’abord »

Cette initiative gouvernementale est complétée par une campagne de sensibilisation aux discriminations à l’embauche. Ainsi, depuis hier, ce sont plus de 2000 visuels qui sont affichés dans les kiosques, gares et métros de l’Hexagone. Nous vous proposons d’en découvrir quelques-unes ci-dessous.

 

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Enfin, la campagne passe aussi par une communication web via l’emploi du #LesCompetencesDabord initié par le compte Twitter du Ministère du Travail

Source lefigaro